- 1. GR5 - Grande Traversée des Alpes: tout ce que vous devez savoir
- 2. Les étapes de la Grande Traversée des Alpes (GR5)
- 3. Quand partir et combien de temps prendre
- 4. Comment se préparer et quoi mettre dans le sac à dos
- 5. Le balisage et la sécurité sur le parcours
- 6. Les merveilles le long du parcours
GR5 - Grande Traversée des Alpes: tout ce que vous devez savoir
Parmi les chemins de grande randonnée les plus impressionnants du continent européen, le GR5 mérite une place d'honneur. Ce sentier légendaire fait partie de la Grande Randonnée, un réseau de parcours qui part des rives de la Mer du Nord aux Pays-Bas et, après plus de 2 000 kilomètres à travers cinq pays, atteint Nice, sur le bleu de la Méditerranée.
La section la plus célèbre et la plus appréciée des randonneurs est justement le GR5, la traversée des Alpes : environ 600 km reliant le lac de Genève à la mer de la Côte d'Azur, à travers les paysages spectaculaires des Alpes françaises. Ce tronçon, qui serpente entre vallées et sommets, parcs nationaux et villages historiques, est un véritable voyage dans l'esprit et la beauté de la montagne européenne : si vous êtes passionné par les panoramas alpins, venez avec nous découvrir ce guide détaillé !
Les étapes de la Grande Traversée des Alpes (GR5)
Ce n'est certainement pas un parcours court celui du GR5, avec une difficulté moyenne et une quantité de beauté, en revanche, exceptionnelle. Étant donné les dénivelés souvent considérables - presque 30 000 mètres au total ! - les étapes sont nombreuses, environ 36-37 en général, car on essaie de garder un kilométrage quotidien raisonnable.
Étape 1 - de Saint-Gingolph aux Chalets de Bise (12 km, 1701 D+, 5h) : on part immédiatement en montée, laissant derrière soi le lac Léman pour entrer dans le cœur des Alpes. Un effort bien récompensé par les panoramas.
Étape 2 - des Chalets de Bise au Refuge de Trébentaz (12,8 km, 1171 D+, 5h) : une traversée gratifiante entre sentiers en lacets et paysages calcaires, où le silence règne.
Étape 3 - du Refuge de Trébentaz au Refuge de Chésery (13,5 km, 609 D+, 4:30h) : journée plus tranquille, avec de magnifiques vues sur des lacs alpins et les premières émotions en haute altitude.
Étape 4 - du Refuge de Chésery au Refuge de la Golèse (15,1 km, 651 D+, 5h) : on marche entre alpages et forêts, respirant l'atmosphère authentique de la Haute-Savoie.
Étape 5 - du Refuge de la Golèse au Gîte de Salvagny (15,1 km, 299 D+, 4:40h) : une descente douce qui accompagne vers de petits villages immergés dans le vert.
Étape 6 - de Salvagny au Refuge de Moëde Anterne (14,8 km, 1587 D+, 6h) : étape intense, avec des paysages de carte postale et des montées qui font battre le cœur - dans tous les sens.
Étape 7 - du Refuge de Moëde Anterne aux Houches (18,2 km, 1082 D+, 7h) : on frôle les nuages, avec des vues à couper le souffle sur le Mont Blanc avant d'arriver dans le pittoresque Les Houches.
Étape 8 - des Houches au Refuge du Fioux (7 km, 695 D+, 3h) : une étape plus courte, parfaite pour récupérer entre forêts fraîches et sentiers historiques.
Étape 9 - du Refuge du Fioux au Refuge de Nant-Borrant (15,4 km, 663 D+, 5h) : on revient en altitude, entre vallées verdoyantes et paysages ouverts qui procurent sérénité.
Étape 10 - du Refuge de Nant-Borrant au Refuge du Plan de la Lai (14,8 km, 1135 D+, 5:40h) : l'une des étapes les plus belles, avec des vues spectaculaires sur les glaciers de la Vanoise.
Étape 11 - du Refuge du Plan de la Lai au Refuge de la Balme (12,8 km, 991 D+, 5h) : montées et descentes continues, mais toujours immergés dans des paysages alpins authentiques.
Étape 12 - du Refuge de la Balme à Peisey-Nancroix (19 km, 858 D+, 6:30h) : longue mais mémorable, au cœur du premier parc national français.
Étape 13 - de Peisey-Nancroix au Refuge du Col du Palet (14,7 km, 1297 D+, 5:30h) : on remonte décidément, entre des décors de plus en plus sauvages et des silences profonds.
Étape 14 - du Refuge du Col du Palet au Refuge de la Leisse (20,5 km, 847 D+, 6:40h) : nature puissante et sans filtres, entre rochers, ruisseaux et haute altitude.
Étape 15 - du Refuge de la Leisse au Refuge de l'Arpont (18,5 km, 675 D+, 6h) : le cœur du Parc de la Vanoise offre une journée de pure merveille.
Étape 16 - du Refuge de l'Arpont au Refuge de Plan Sec (16 km, 801 D+, 6h) : encore une étape entre silences profonds et panoramas à couper le souffle.
Étape 17 - du Refuge de Plan Sec à Modane (16,2 km, 412 D+, 5h) : on descend doucement vers la vallée, retrouvant progressivement la civilisation.
Étape 18 - de Modane au Refuge du Thabor (15,8 km, 1422 D+, 6h) : on repart en montée, vers le majestueux massif du Thabor.
Étape 19 - du Refuge du Thabor à Plampinet (22,6 km, 624 D+, 7:40h) : une journée longue, mais le spectacle des Hautes-Alpes récompense chaque pas.
Étape 20 - de Plampinet à Montgenèvre (16,4 km, 1073 D+, 5:50h) : la frontière italienne approche, entre forêts et clairières alpines.
Étape 21 - de Montgenèvre à Briançon (8,9 km, 162 D+, 3h) : courte et agréable descente vers la ville fortifiée historique.
Étape 22 - de Briançon à Brunissard (21,2 km, 1426 D+, 8h) : on remonte tout de suite en altitude, entre virages et sentiers encaissés entre les sommets. Une étape longue mais inoubliable.
Étape 23 - de Brunissard à Château-Queyras (8,9 km, 289 D+, 3h) : journée courte, mais pleine de charme : on arrive à la pittoresque forteresse médiévale qui domine la vallée.
Étape 24 - de Château-Queyras à Ceillac (13,5 km, 958 D+, 5h) : montées et panoramas marquants, avec la nature qui devient de plus en plus protagoniste.
Étape 25 - de Ceillac à Maljasset (13,6 km, 1055 D+, 5h) : entre aiguilles rocheuses et prairies d'altitude, c'est l'une des journées les plus spectaculaires du parcours.
Étape 26 - de Maljasset à Fouillouse (10,5 km, 383 D+, 3:30h) : on ralentit un peu, traversant des ambiances plus relaxantes et parfaites pour se ressourcer.
Étape 27 - de Fouillouse à Larche (13,3 km, 814 D+, 4:30h) : l'environnement change, le soleil est plus chaud et on sent l'air des Alpes Maritimes.
Étape 28 - de Larche à Bousiéyas (20,3 km, 1233 D+, 7h) : l'une des étapes les plus spectaculaires, avec des paysages de plus en plus ouverts et pleins de lumière.
Étape 29 - de Bousiéyas à Saint-Étienne-de-Tinée (16,8 km, 661 D+, 6h) : on descend dans les bois, entre sentiers tranquilles et parfum de résine.
Étape 30 - de Saint-Étienne-de-Tinée à Roya (13,8 km, 1023 D+, 5h) : la Méditerranée commence à se faire sentir, entre vues lumineuses et parfums d'été.
Étape 31 - de Roya au Refuge de Longon (19,2 km, 1322 D+, 7h) : la nature change de visage : maintenant entre les herbes aromatiques et les paysages chauds du Sud.
Étape 32 - du Refuge de Longon à Saint-Sauveur-sur-Tinée (12,3 km, 47 D+, 4h) : douce descente entre villages silencieux et vallées ensoleillées.
Étape 33 - de Saint-Sauveur-sur-Tinée à Saint-Dalmas-Valdeblore (12,3 km, 1077 D+, 5h) : on remonte parmi des forêts de pins et de chênes, tandis que l'air embaume la mer.
Étape 34 - de Saint-Dalmas-Valdeblore à Utelle (25,1 km, 1013 D+, 9:30h) : l'une des journées les plus longues et fatigantes, mais parmi les plus émouvantes. Panoramas infinis.
Étape 35 - d'Utelle à Levens (12,2 km, 727 D+, 5h) : la Méditerranée est proche, la lumière est différente, et l'horizon s'ouvre sur une nouvelle dimension.
Étape 36 - de Levens à Nice (24,5 km, 644 D+, 7:30h) : étape finale avec arrivée à Nice. Le bleu de la mer accueille celui qui a marché si longtemps entre les montagnes.
Quand partir et combien de temps prendre
La période idéale pour entreprendre la section alpine du GR5 va de mi-juin à mi-septembre : durant ces mois, les refuges sont ouverts, même les cols les plus élevés sont généralement dégagés de neige et les journées longues et ensoleillées permettent de profiter pleinement du chemin.
Pour couvrir l'intégralité de la traversée du lac de Genève à Nice, il est conseillé de prendre au moins trois semaines pleines, mieux encore un mois, pour affronter le parcours sans se presser et avec une marge de sécurité adéquate, en cas de mauvais temps ou d'étapes particulièrement difficiles... ou parce que vous avez trouvé un endroit dont vous êtes tombé(e) amoureux/se et souhaitez rester plus longtemps ! Naturellement, il est également possible de parcourir des sections individuelles, choisissant le tronçon le mieux adapté à votre préparation et aux jours disponibles.
Comment se préparer et quoi mettre dans le sac à dos
Bien que ce ne soit pas un sentier alpin, le GR5 alpin est une randonnée qui nécessite une bonne préparation physique et mentale. On affronte des dénivelés importants, souvent supérieurs à 1 000 mètres par jour, et des étapes longues qui demandent 7 à 8 heures.
Il faut un bon entraînement de base, de l'endurance et la capacité de marcher avec un sac à dos qui, s'il est bien optimisé, devrait peser entre 6 et 10 kilos. Entraînez-vous dans les semaines précédant le départ avec des excursions longues et habituez-vous à porter le sac presque plein pendant de nombreuses heures ; de plus, il faut roder les chaussures, jamais partir avec des chaussures neuves !
Les vêtements doivent être adaptés aux conditions variables de la montagne : des températures fraîches même en été, la possibilité de pluies soudaines et de forts vents, ainsi que de très ensoleillées journées, en particulier dans les Alpes Maritimes. Dans vos bagages, il ne doit pas manquer de bonnes chaussures de randonnée, des bâtons pour soulager les articulations, des vêtements techniques en couches, un imperméable, un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire.
Il est primordial d'emporter également des collations énergétiques et un stock d'eau pour chaque étape, car il n'y a pas toujours des fontaines le long du chemin, bien que les refuges et les villages offrent néanmoins la possibilité de se réapprovisionner. Évidemment, trousse de premiers secours, ça va sans dire, est parmi les équipements essentiels.
Le balisage et la sécurité sur le parcours
Le GR5 est globalement bien balisé avec la classique marque blanc-rouge des sentiers GR français, similaire à celle du CAI en Italie. Attention cependant : sur certains tronçons, en particulier dans les zones les plus éloignées ou en forêt, il est conseillé de compléter l'orientation avec des cartes topographiques détaillées ou une trace GPS fiable.
Avant de partir, il est de bon ton de se renseigner sur les conditions météorologiques et la praticabilité des cols les plus élevés. Les variations climatiques peuvent être rapides et il n'est pas rare de trouver encore des résidus de neige au début de la saison. Les étapes se déroulent presque toujours en milieu montagnard, souvent loin des centres habités, donc la prudence et la préparation doivent toujours être maximales. En cas d'urgence, le numéro à composer est le 112, le numéro unique d'urgence international.
Les merveilles le long du parcours
Au cours du long chemin de la Grande Traversée des Alpes, on rencontre des lieux qui laissent une empreinte, non seulement pour leur beauté mais pour les émotions qu'ils savent offrir. Dès les premières étapes, on est accueilli par le lac de Taney, un petit miroir d'eau niché entre les montagnes, qui semble sortir d'un conte alpin. Au fur et à mesure qu'on progresse, on s'enfonce dans le Chablais avec ses massifs calcaires et ses lacs d'altitude enchanteurs comme celui de Chésery, où le reflet des sommets semble se fondre avec le ciel.
À Les Houches, la vue sur le Massif du Mont Blanc est de celles qui coupent le souffle, tandis qu'en traversant la réserve de Passy, on pénètre dans un coin de nature préservée, entre sentiers ombragés et cascades soudaines. Plus loin, la Vanoise - premier parc national français - accueille avec ses glaciers scintillants, ses marmottes curieuses et ses paysages lunaires, surtout autour du Col du Palet et de la Leisse.
On ne peut pas non plus oublier le Massif du Thabor, où chaque pas est une découverte et la fatigue se mêle à l'euphorie, ou les fortifications de Briançon, qui témoignent de l'histoire alpine entre crêtes et bastions. Plus on descend vers le sud, plus la lumière change : entre les gorges de Saint-Dalmas, les prairies d'Utelle et les sentiers parfumés d'herbes méditerranéennes, on perçoit que la mer n'est pas loin. Et quand enfin on arrive à Nice, les yeux pleins de bleu et le cœur chargé de silences montagnards, on comprend que chaque pas en valait la peine.